Perspectives 2017 : l’amélioration de l’activité se confirme

USIRF

 

L’enquête mensuelle à fin mai 2017 montre que le chiffre d’affaires est supérieur de + 10,5 % par rapport à mai 2016 et que le chiffre d’affaires cumulé en mai 2017 est supérieur de 11,1% par rapport à celui cumulé en mai 2016.

Le carnet de commande à fin mai  2017 est en hausse de 4,8%. Si l’on compare la variation du carnet de commande restant à réaliser dans l’année par rapport à la même période 2016, la hausse est de + 4,1%. La baisse des effectifs elle se réduit en mai 2017. L’intérim repart à la hausse. Ces indicateurs pourraient signifier une évolution plus favorable pour l’emploi pour les mois à venir.

Les réponses de nos 20 Syndicats Régionaux (SPRIR)  sur leurs perspectives d’activité 2017 en cette fin de 1er semestre 2017 permettent de confirmer une amélioration de l’activité en 2017. La plupart des régions envisagent une hausse d’activité pour 2017, seules deux d’entre elles prévoyant une stabilité par rapport à l’année 2016 (Auvergne et PACA). La hausse envisagée reste toutefois mesurée à l’exception de la Haute Normandie (+10%), de la Basse Normandie (+5%) et de l’Aquitaine (+5%). Les autres régions prévoient une hausse comprise entre +1% et + 3,5%. La hausse envisagée en Ile de France est mesurée (+1,5%) car les projets du Grand Paris ne produiront leurs effets pour les entreprises routières qu’à partir de 2018.

Fort de ces informations nationales et régionales la commission Economique de l’USIRF a donc revu ses prévisions 2017 à la hausse. Elle envisage une progression du chiffre d’affaires de +  5%. Toutefois elle table sur une inflation de l’ordre de +3% compte tenu de la progression des coûts salariaux combinée à  la hausse des produits pétroliers  (bitume et carburants). En volume l’activité pourrait être de +2%.

Les départements après une période de baisse continue stabilisent pour 2017 leurs dépenses d’investissement et d’entretien par rapport à 2016. La réalisation de nouveaux projets de transports collectifs, trams ou Bus à au haut Niveau de Services semble repartir. Le nombre de projets d’études dans les communes croit. Les élus locaux sont à mi-mandat. Les nouvelles intercommunalités après la réduction de leur nombre et la délimitation de leur périmètre géographique s’interrogent toujours sur la prise en charge compétences optionnelles, ce qui est le cas des compétences voirie.  D’une manière générale les disparités entre les régions et au sein des régions sont identiques, le poids des aires urbaines restant prépondérant par rapport au rural. Les métropoles ou les villes d’importance continuent de tire l’activité tandis  à l’inverse de nombreux départements ruraux dans lesquels il ne se passe pas grand-chose.

La Profession se veut optimiste pour l’avenir mais elle reste attentive aux décisions qui seront prises par le Gouvernement à l’issue des élections législatives. La question du financement des projets d’infrastructures de transports reste entière de même que celle des dotations de l’Etat aux collectivités locales. La volonté affichée d’une baisse des dotations de l’Etat se traduira-t-elle par une dégradation des marges de manœuvre des collectivités locales à l’investissement  comme pour l’entretien de leur patrimoine d’infrastructures ?

Enquête économique mensuelle à fin mai 2017

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